Un peu d'histoire
Arlon partage avec Tournai et Tongres le statut de plus ancienne ville de Belgique. Le bourg est né au croisement des voies de communication entre Reims, Trèves et Cologne. Son nom à l'époque romaine était Orolaunum Vicus. De nombreux vestiges de l'occupation romaine (Ier au IVe siècles) ont aussi été dégagés par les fouilles.
Après la chute de l'Empire romain, Arlon subit l'influence mérovingienne. Une nécropole de tombes de type « princières » a livré un riche mobilier, ce qui permet de penser qu'une famille princière, appartenant probablement à l'entourage des rois francs, s'était installée à Arlon. C'est probablement à la fin de la période mérovingienne que fut érigée la première église Saint-Martin d'Arlon, juste à côté des anciens thermes romains, dans l'édifice qui avait accueilli les tombes mérovingiennes quelques décennies plus tôt.
Au Moyen Âge, le bourg se transforme en place-forte. Une dynastie de comtes d'Arlon débute avec Waléran Ier duc de Limbourg. À la mort du duc Waléran III en 1226, Arlon passa à son fils du second lit Henri V le Blond, comte de Luxembourg, et fut rattaché au comté de Luxembourg. Ainsi, dans le Tournoi de Chauvency, Henri le Lion, son fils, porte-t-il le titre de Marquis d'Arlon.
Pendant les guerres de la Révolution française, cette place fortifiée fut l'objet de combats en 1793 et en 1794.









